12 avril 2007

Virginie et la Fouine

Le titre sonne comme une fable de ce bon La Fontaine mais à la manière d'Anouihl...

Tout commence par une belle journée d'été,
Où notre princesse s'innonde des larmes du Léthée



Devant pareil peinture mouchetée
Une fouine s'égare pour venir mater




Se sentant péniblement espionnée,
La belle se réveille et lève le bout de son nez


S'empare prestement d'une cigarette
Et la consumme devant notre fouinette






Et narguant la faible bête
La belle pique à nouveau de la tête.



Parce qu'il faut bien remplacer Laura de temps en temps...

24 mars 2007

Anxiolytiques

Moi aussi je peux jouer à l'écrivain torturé...

Minuit,
dans
les
allées
abandonnées
d'un
soir
d'été.
Toutes
ces
frivolités
passagères
qui
endorment
la
capitale
me
laissent
dans
une
douce
agonie
qui
se
réflete
dans
les
sombres
miroirs
d'un
bar
du
VI°
arondissement.

Le choc de mes pas sur le trottoir s'étouffe dans cet ennuyeux silence et s'enroule autour des derniers soubressauts d'un crépuscule mourrant. La tendresse des lumières me glace le sang. Je suis saoul, terriblement ennivré par les effluves nauséeuses de la capitale.
Peut-être aussi par la faute de cette bouteille de vin accrochée péniblement à la pâleur de mes lèvres.
Je n'ai plus de quoi m'oublier.
J'ai trop conscience de mon existence, tel un Antoine Roquentin vomissant sa vie en lourdes gerbes acides.
Je sens la mort, un mélange d'alcool, de vie et de tristesse.
Aucune pharmacie ouverte, les portes de la félicité me sont refusées par la paresse de quelques personnes qui préfèrent dormir la nuit.
Le voyage va donc être plus brutal que prévu.

Je balance ma bouteille contre un Vespa égaré, lui aussi, dans cette soirée embrumée.
La bouteille explose et se répand sur l'horreur de ma solitude, telle une gerbe d'or aux nuances précieuses.
L'écho de mon desespoir ne trouve aucune oreille rêveuse ni même félin de passage.
Je suis seul face à ma misérable lâcheté, trop bourré pour crever, trop conscient face à la réalité. J'veux pas crever comme ça. Je veux finir dans une soirée enfumée, solitaire dans mon orgueil, empoudré jusqu'aux sourcils, miliant-écrivain maudit, le verbe paresseux mais le désir fougueux.
Merde. J'ai raté ma
veine. Je pisse le sang sur mon Moleskine. Je suis sûr qu'Hemingway n'a jamais connu ça...


15 mars 2007

Question


Que lit-on au fond des yeux d'un homme?


Harcélement

Avec Laura, je crois que j'ai trouvé ma muse de la photographie. Je ne lui laisse aucune seconde de repit.









Et sur ses lèvres nacrées glisse l'ombre silencieuse du souvenir.


10 mars 2007

Rêverie pour changer le monde 12


Ne jamais tomber amoureux, sauf de l'infini.

4 mars 2007

Test : suis je donc Ariel?

You Are a Mermaid

Mermaid

You are a total daydreamer, and people tend to think you're flakier than you actually are.
While your head is often in the clouds, you'll always come back to earth to help someone in need.
Beyond being a caring person, you are also very intelligent and rational.
You understand the connections of the universe better than almost anyone else.

C'est tout moi ça... et vous?

1 mars 2007

A chaud

Je viens de regarder pour la énième fois Pirates des Caraïbes, La Malédiction du Black Pearl.

Et pour la énième fois, j'en tire la même conclusion :



RAAAAAAAAAAAAH KEIRA KNIGHTLEY!


Epitaphe


Sur ma tombe on pourra lire :

Mort le nez dans L'Espoir

Mouahaha!

(rire jaune)

Une fin de journée, dans le ciel parisien


Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes
Ô serment! ô parfums! ô baisers infinis!

Charles Baudelaires, Les Fleurs du mal (1857)


Y'a des jours comme ça


Profitant du charme que peut offrir le
Parc Monceau drappé dans la douceur hivernale, je décidais d'aller y flâner un peu et d'y bouquiner L'Espoir, toujours L'Espoir, encore L'Espoir.

Et d'y faire fourbement des photos!







Il m'est d'ailleurs arrivé encore un truc surréaliste :

Perdu dans mes pensées, je sens une présence s'asseoir à côté de moi. Je me tourne, pour voir qui ose venir troubler l'horizon de ma méditation :

LE SOSIE DE Jessica Alba !


A peu prés ça, en plus brune et plus habillé...quand même...

Ni une ni deux, je me retourne pour prendre une grande inspiration et éviter de rougir devant elle. C'est là que tout devient bizarre :

Elle : "Je t'ai vu prendre les enfants en photos là. Tu es photographe?"

Moi, surpris : "Ah oui? Bof non, c'est juste un passe-temps!"

***petit silence***

Elle :"En fait je m'en fiche... elle me regarde droit dans les yeux. Je voulais juste te dire que je te trouve très beau."



Moi, intérieurement
(image empruntée au génial Boulet)

Elle : "Tiens, je te donne mon numéro. Je dois y aller, excuse moi. Appelle moi à l'occasion..."

. . .

Je n'ai pas encore osé l'appeler...

Que pourrais-je lui dire? "Eh, salut! C'est le beau gosse du Parc Monceau! On s'la colle ce soir?"

En fait, mon coup de sang du Luxembourg n'a rien changé du tout. Je suis toujours un pauvre froussard.



Malesherbes

Pendant les vacances, le vide de la faculté peut vite devenir oppressant. Clichés choisis :



Version L'Enfer, de Dante. Toi qui entre ici abandonne toute espérance...



Nous sommes un escalier à double révolution : quand une moitié de nous monte, l'autre descend.


Jules Renard.



Ambiance David Lynch...


La perspectice est interessante. Les reflets du couloir viennent se fondre dans le miroir du sol.
Petit clin d'oeil à Jean Cocteau!



Les ombres du couloir ourdissaient des sons étranges, qui donnaient au lieu un echo assez terrifiant. Une fac sans étudiants est semblable à un corps sans âme...
Pour résumer, ça craint!



Au détour d'un couloir,
le néant



C'est la photo que je trouve la plus impressionante puisqu'elle illustre bien l'intense solitude que l'on peut ressentir dans un immense bâtiment abandonné.

Il n'y avait pas un chat... sauf moi!


24 février 2007

Une nuit anonyme


Il est minuit comme une flèche
Dans un coeur à la portée
Des folâtres lueurs noctrnes
Qui contredisent le sommeil.